Le mystère de la musique électronique

 

L´auteur de cet article – publié sur son site internet qui est tout d´abord dédié à l´écoute de ses œuvres électroniques - se demande s´il est nécessaire de s´exprimer sur ce thème pour être écouté.
L´auteur a  fait des études  traditionnelles de musique classique,  cela veut dire dans la tradition appréciée exclusivement au sein de la culture occidentale.
Voici le problème d´un musicien qui ne peut que faire la connaissance d´ un système traditionnel. Ce système de musique traditionnelle depuis  J. S. Bach jusqu´ à M. Reger est en lui-même limité.
Normalement, l´amateur ou le professionnel de ce système ne s´intéresse qu´ à l´exécution des pièces données. Il lui faut acquérir ou posséder une dextérité  ou une capacité de mouvements corporels (les doigts, la voix). Il ne s´intéresse pas au fond qui est la prémisse de cette possibilité.
L´on peut dire que ce système auquel l´artiste,  l´exécuteur et le compositeur se sont asservis,possède une possibilité de perfection. Les œuvres et les présentations concernant la beauté et la dextérité et aussi le talent des exécuteurs sont en elles-mêmes parfaites.
L´on peut dire aussi, que ce système est fait par l´homme et pour l´homme, c´est donc peut-être la raison pour laquelle celui-ci s´est répandu dans tout le monde entier. Apprécié par toutes les personnes, il est quasi éternel. Ce système, on peut le décrire ainsi comme une « culture ».
Et maintenant, il y a depuis seulement peu de temps la soi-disant musique électronique. La première question qui se pose est celle de la vérité et de l´efficacité de cette musique: « Cette musique, est-elle faite comme musique ou est-elle quasiment  une chose totalement différente? « Et puis : » Y a-t-il une rupture  ou un clivage, même un fossé entre les deux musiques ? »
L´auteur ne veut pas se prononcer ici, car cela mènerait trop loin.  L´on peut alors s´ imaginer un studio  musical dans lequel se trouve un instrument traditionnel, un piano à queue ou peut-être un nouvel instrument venant de France. Le piano possède des touches qui sont les clés pour le système traditionnel : do, ré, mi, fa … Il y a une  distinction entre les touches blanches et noires. Tout de suite,  l´on voit la hiérarchisation du système et également  la valorisation des tons qui est là très évidente.
Au contraire, on trouve dans ce studio  des instruments avec des potentiomètres au lieu de touches. Il y a une matrice, administrée par le travail mystérieux de l´ordinateur. Voici donc la différence fondamentale entre la musique traditionnelle et les œuvres de l´ ordinateur, parce que les instruments électroniques sont aussi des ordinateurs spécialisés. Et cela suffit.

Il faut dire que cette musique électronique nous emmène à une compréhension du monde totalement différente. La musique traditionnelle s´ oriente vers les hauteurs, le cosmos et le ciel - et pourquoi pas vers Dieu - et révèle ainsi une certaine divinité de la musique.
Par contre, par les ordinateurs et les instruments électroniques, l´on fait la connaissance d´ un monde inférieur qui va jusqu´ à la physique quantique.
Pour finir, la question qui se pose sur la possibilité d´une description de ces données, est alors résolue : Le système classique peut être compris par des nombres, des  chiffres. Dans cette musique traditionnelle, l´on trouve la clarté et la limpidité de la matière. C´est tout à fait compréhensible.
En écoutant cette musique électronique, le clivage entre le monde culturel et physique se fait ressentir. L´ on éprouve alors un  manque de possibilité de compréhension. On doit se demander : « Qu´est-ce que c´est que cette musique? »
L´auteur ne retrouve pas d´ autres termes pour cette musique que les suivants : mystérieuse,  toujours  intéressante, inédite, nouvelle, intouchable et surtout ineffable.